• Karine Galbrand ND IBCLC

À la rescousse de maman cet hiver! La naturopathie votre meilleure alliée

Mis à jour : avr. 10


Il est 6h du matin, l’alarme sonne, mais vous êtes déjà réveillée. Votre plus grand a toussé toute la nuit…encore. Vous angoissez, car le dernier rhume s’est terminé en bronchite. Votre petit dernier pleure maintenant en se touchant les oreilles et son front est chaud... Encore une autre visite à la clinique et une absence au travail. Vous manquez d’énergie depuis le début de l’automne et le retour au travail vous a tellement stressée.

Vous vous reconnaissez dans ces lignes? Vous vous demandez ce que la naturopathie peut faire pour vous. D’ailleurs, vous n’êtes pas bien certaine de ce que c’est ... Tout d’abord, le mot naturopathie signifie « voie de la nature ». C’est une discipline qui se fonde à la fois sur la science (physiologie, biochimie, nutrition etc.) et sur les connaissances empiriques acquises depuis des milliers d’années. Elle fut toutefois écartée au début du 20 ieme siècle par des enjeux politiques et monétaires. La médecine conventionnelle et la naturopathie se complètent très bien. On peut dire qu’en ce qui concerne la prévention de la maladie et l’hygiène de vie, les naturopathes sont les experts. La naturopathie vous accompagne vers l’obtention d’une santé optimale à travers de l’éducation sur de saines habitudes et l’utilisation d’outils issus de la nature comme les plantes médicinales, les huiles essentielles, les vitamines et suppléments. La naturopathie vise à vous rendre plus autonome quant à vos choix en matière de santé au bénéfice de toute la famille.

Maintenant, voici quelques conseils pratiques pour passer à travers la saison froide.


Le lait maternel, un remède naturel


Quoi de plus naturel que le lait maternel? C’est le remède naturopathique par excellence! Premièrement, il faut savoir que l’allaitement offre la meilleure protection immunitaire pour les enfants. Il va sans dire qu’allaiter le plus longtemps possible diminue la fréquence et la longueur des infections. L’allaitement est aussi bénéfique pour la mère à plusieurs niveaux : prévention de certains cancers, de troubles métaboliques et de la dépression. L’Organisation mondiale de la Santé recommande de poursuivre l’allaitement au-delà de 2 ans. Le sevrage naturel de l’enfant se faisant en moyenne vers l’âge de 4 ans. Il existe plusieurs façons de concilier l’allaitement et le retour au travail. Une consultante en lactation IBCLC (https://www.karinegalbrand.com/blog/une-ibclc-qu-est-ce-que-c-est) pourra vous conseiller. Il n’est pas primordial de bien se nourrir pour pouvoir allaiter. L'enfant obtiendra toujours un lait optimal, mais la maman risquera de se sentir plus fatiguée et carencée si son alimentation ne l’est pas (https://www.karinegalbrand.com/blog/alimentation-de-la-mère-qui-allaite-questions-et-réponses). Une saine alimentation et la consommation de super-aliments auront pour avantage d’augmenter votre vitalité.


Nos amies les bactéries


Une autre façon de prévenir les infections est de soutenir le système immunitaire. Comme il réside en grande partie dans les intestins, il faut prendre soin de son bedon et de ses amis les bactéries. Le microbiote est un terme très d’actualité dans le monde médical. Saviez-vous que la naturopathie fut la première discipline à y accorder une place de premier plan. Le microbiote désigne en fait notre flore intestinale, nos bactéries amies. On doit nourrir ces bonnes bactéries pour qu’elles puissent nous aider à combattre les microbes. Pour se faire, on consomme des prébiotiques. On les trouve dans les légumes riches en fibre comme les oignons, l’ail, les poireaux et topinambours qui contiennent de l’inuline. On peut apporter des probiotiques à notre alimentation en consommant des lactofermentations comme la choucroute, le kéfir et le miso. Toute la famille peut en bénéficier et c’est tellement savoureux!


Vitamine soleil et assiette arc-en-ciel


Pour bien fonctionner le système immunitaire doit avoir en quantité adéquate ses vitamines et minéraux tels que la vitamine A, C, D et le zinc. Pour synthétiser la vitamine D notre corps à besoin du soleil. Notre exposition aux rayons UV est faible de septembre à avril et près de 40 à 80% de la population vivant en climat tempéré en serait carencée. À cause de la situation géographique, la solution pour prévenir les conditions reliées au manque de vitamine D est de supplémenter maman et bébé. On suggère au moins 1000 ui pour maman et 400 ui pour bébé. Autrement, avoir une alimentation saine nous assure d’avoir une quantité adéquate de vitamines et minéraux. Mais comment manger sainement? Fiez-vous à l’assiette vitalité. Elle est composée comme ceci : un quart de l'assiette est constituée de féculents, l'autre quart, des protéines et le reste, soit la moitié, de légumes. Choisir des légumes de 2 ou 3 couleurs différentes nous assure d’avoir des aliments riches en vitamines et antioxydants. Les couleurs orange et vert nous informent que l’aliment est riche en bêta-carotène, une forme de vitamine A nécessaire à notre immunité. La vitamine A et le zinc travaillent en équipe dans notre organisme. Le zinc est présent naturellement dans les grains entiers et surtout dans les fruits de mer, les algues et les graines de citrouille. Comme l’industrie agroalimentaire influence négativement sa présence dans les aliments, il peut être judicieux de se supplémenter. Il faut toutefois considérer qu’une dose trop élevée ou étalée sur une longue période peut influencer l’équilibre de d’autres minéraux tel que le cuivre. Vous avez sûrement entendu parler de la vitamine C et son rôle dans la prévention des infections. Elle fut étudiée et utilisée il y a plusieurs années par le récipiendaire de prix Nobel Linus Pauling. Elle a différentes visées thérapeutiques. On la retrouve naturellement dans les fruits et légumes. La goyave, la papaye, les kiwis, l’orange, le chou, le poivron, le brocoli, les pois verts en sont des bonnes sources. Saviez-vous que le poivron rouge en contient plus que l’orange? La conservation des aliments et la cuisson influencent beaucoup sa quantité dans les aliments. On suggère donc de consommer les légumes le plus frais possible, crus ou en cuisson vapeur. La vitamine C peut être prise en supplément sous différentes formes et dosages. Pour plus d’efficacité, la prise doit être répétée plusieurs fois dans la même journée. Parlez-en à votre naturopathe pour savoir ce qui vous convient.


Le sucre, ce voleur


Le sucre est un voleur de vitamines et minéraux. Pour le métaboliser, nous devons utiliser beaucoup de nos vitamines B et le magnésium qui déjà se font rares (https://www.karinegalbrand.com/blog/les-4-nutriments-essentiels-dont-vous-manquez). Le sucre cause un stress sur notre corps, ce qui accapare l’énergie que nous devrions mobiliser pour maintenir une température adéquate en changement de saison et combattre les virus efficacement. Il diminue les défenses du système immunitaire en ralentissant l’activité des globules blancs, en perturbant la production d’anticorps et en déséquilibrant le microbiote. Évitez les aliments transformés qui en contiennent et préparez vous-même vos barres tendres, muffins et autres collations. Sinon regardez le tableau des valeurs nutritives sur l’emballage pour les repérer et ainsi les éviter. Durant une infection, il est préférable de réduire la consommation d’aliments riches en glucides, car ils sont mucogènes. C’est-à-dire qu’ils favorisent la production de mucus et embourbent nos voies respiratoires. La modération est de mise surtout pour le blé, l’avoine et les bananes. Les produits laitiers ont aussi tendance à faire stagner le mucus. On peut facilement remplacer ces aliments par d’autres. Consultez votre naturopathe pour en savoir davantage sur les alternatives.


Les adaptogènes pour s’adapter


Changement dans votre routine, changement de saison, stress, baisse d’énergie? Les adaptogènes sont à votre service. Ginseng, éleuthéro, rodiolha, en sont des exemples. Malheureusement, ils ne sont pas tous recommandés durant l’allaitement et certains sont contre-indiqués pour les enfants. Mais il y a l’astragale! Dès septembre, pendant au moins 6 semaines adoptez cette racine. Elle renforce le système immunitaire et le système respiratoire tout en prévenant les infections. Ses racines se consomment en teinture ou en décoction. Vous pouvez même l’incorporer à vos bouillons. Toute la famille peut en bénéficier!


Combattre les infections


Il se peut que malgré tous vos efforts de prévention, une infection respiratoire se manifeste. C’est normal l’immunité doit se bâtir! Il existe toutefois des plantes merveilleuses aux propriétés multiples, comme le sureau, le plantain, le gingembre et le thym. On peut les consommer en tisane et/ou sous forme de glycéré pour les enfants. Pour ce qui est des infections à l’oreille, vous apprécierez l’huile de molène et ail à condition qu’il n’y ait pas d’écoulement ou de perforation des tympans. La fièvre est utile pour combattre les infections, mais on peut faire appel à des plantes fébrifuges pour la diminuer avant d’utiliser des médicaments. Les fleurs de sureau, l’achillée millefeuille, la cataire en sont des exemples. En cas d’infection ou de fièvre, un avis médical est toutefois recommandé.


Avec ces conseils préventifs, vous pourrez dormir sur vos deux oreilles la nuit et jouirez de plein d’énergie la journée durant. Vous pourrez ainsi profiter de temps de qualité en famille et d'une meilleure performance au travail.


Bon hiver en santé !


Karine Galbrand ND, IBCLC


Pour une consultation avec un plan personnalisé, contactez-moi: karinegalbrand@gmail.com

Pour plus d’informations, visitez www.karinegalbrand.com


En aucun cas les informations contenues dans ce texte ne visent à remplacer un traitement médical ou une consultation avec un professionnel de la santé. Les informations qui s'y trouvent ne sont pas exhaustives et certaines précautions s'appliquent.



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